Le retour du groupe de Peter Doherty : les Babyshambles à leur Zénith

Posted By on 8 nov 2013 | 2 comments


Après une tournée en Angleterre le pays du rock, les Babyshambles attaquent la capitale française. C’est au Zénith de Paris, une salle plus grande que lors des derniers concerts de Doherty (Fontania, Gibus, Maroquinerie), que le groupe a décidé d’entamer sa tournée européenne.
• La première partie du concert est assurée par un groupe de pop folk originaire de Clermont-Ferrand, « Hill Valley ». Déjà habitué à la scène puisqu’ils ont défendu la première partie de Skip The Use et Sum 41, le groupe se lance sans appréhension pour entreprendre de chauffer le public du Zénith. En effet dès le début le chanteur se donne, chante fort en poussant sa voix au maximum et danse d’une manière particulière en se touchant régulièrement l’entrejambe. C’est plutôt moyen et je ne suis pas fan mais ça fait passer le temps. À la dernière chanson ils réussissent malgré tout à installer une bonne ambiance.
Le concert se finit, le groupe se retire et la lumière revient. On attend les Babyshambles.
les Babyshambles au Zénith de Paris
• Au premier rang d’un concert, la tension est palpable, et lorsqu’il s’agit d’un concert de rock elle est à son comble. Ici, pour le concert des Babyshambles ça ne loupe pas. De fait, on attend Peter, on est fébrile, on se regarde avec un air de complaisance « Il viendra t’en fais pas, c’est le Zénith » car on connait le rockeur : toutes ses apparitions sont singulières et précieuses… Enfin, le voilà. Peter et son groupe composé de Drew McConnell à la basse et aux chœurs (et qui a notamment co-écrit Sequel To The Prequel), de Mick Whitnall à la guitare, d’Adam Falkner à la batterie, et accompagné d’un membre de taille puisqu’il s’agit ni plus ni moins de Stephen Street le producteur des Babyshambles mais aussi de Blur, des Cranberries et de l’iconique groupe The Smith.
Dès les premières notes de Pipedown (Oh Paddy, put the pipe down / If you got the right sound / If it’s not the right sound) un ancien tube du groupe particulièrement efficace en live (d’ailleurs utilisé à l’inverse en morceau final lors du concert à la Maroquinerie en février) l’effervescence apparaît. La foule s’emporte, les cris des fans dans la fosse s’enchainent et le public vibre en se déplaçant comme un raz de marée au son des riffs de la guitare. On danse, on cri, et on hurle sa joie de voir Peter sur scène. Il est bien là, et bien que vacillant il est en forme. Accompagné de son groupe tous vêtus de marinières, la joyeuse bande de marins enchaînent les morceaux, passant de manière imprévisible à l’album Down in Albion (2005) (Down in Albion / They’re black and blue) à Shotter’s Nation (2007) (So, here comes a delivery /Straight from the heart of my misery) aux nouveaux tubes de Sequel To The Prequel (2013) (Nothing comes to nothing without my baby / Nothing ever comes to nothing without my baby). Soudainement Peter nous joue un de ses chers morceaux solos For Lovers (qu’il n’a joué à aucune date en Angleterre) et communique dans un français approximatif avec le public. On tente d’écouter son charmant charabia, et au moindre mot français reconnaissable on sourit. C’est un fait, dans la langue de Molière le plus English des parisiens fait son effet.peterbbsolo.PNG
• Pour résumer : une très bonne ambiance dans la fosse, une setlist très variée ( et absolument pas respectée, ce qui fait l’essence des concerts de Doherty) et une joie de voir les Babyshambles sur scène qui ne s’oublie pas. Je suis même surprise d’avoir survécu aux pogos continuels (pas un seul instant où je pouvais lâcher la personne devant moi au risque de me retrouver 30000 km plus loin en moins de deux secondes) et à l’énergie très présente dans la fosse. Le concert reste gravé dans les esprit pour un bon bout de temps, nous rappelant le large répertoire des rockeurs anglais.
On pourra notamment souligner le petit aspect négatif du concert dû à la taille de la salle. Personnellement je préfère les concerts dans les petites salles tel qu’à la Maroquineie, au Gibus, ou encore au Fontania, un bar à Pigalle où Peter eut l’habitude de donner de nombreux concerts intimistes et secrets.
HILL VALLEY : le 18 novembre 2013, Le Nouveau Casino, Rue Oberkampf, 75011 Paris

2 Comments

  1. Je n’y étais pas et cet article me le fait regretter…

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  2. De nouveauuuux articles !!!

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